Le café, le carburant de l’auteur…

cliché, ou pas cliché ?

J’ai posé la question à une amie : « sur quoi voudrais-tu que j’écrive mon article aujourd’hui ? » et voilà qu’elle me répond : « le café ! ».

Si j’ai été un peu surprise par l’incongruité de sa réponse, mon étonnement céda rapidement la place à un amusement attendri. Cette amie, comme moi, carbure au café depuis des années. Étant insomniaque, angoissée de la vie, et ayant tendance à piquer du nez quand je devrais être en forme, j’ai pris l’habitude de consommer le café en grande – voire très grande – quantité. Avec toujours cette impression, au moment de le boire, que « de toute façon ça n’aura aucun effet, comme d’habitude ».

Le café, la cigarette, le verre de rhum ou de bourbon, l’air rêveur à côté de sa bibliothèque, la main sur le crayon ou le stylo, prête à prendre à la volée les notes des idées qui tempêtent dans le cerveau échauffé de l’écrivain. Vu comme ça, ça ressemble vachement à un cliché… Et beaucoup d’auteurs vous le diront : « je ne bois pas d’alcool/de café », « je ne fume pas ». Mais comme pour tous les clichés, ceci ne constitue pas une vérité générale, mais une tendance à observer tel comportement dans tel échantillon de population.

En réalité, le café activerait la production d’adrénaline, et remplacerait l’adénosine dans le cerveau, ce qui provoquerait une désinhibition, ainsi qu’une augmentation de l’activité cérébrale… Et vous le savez, écrire, ça demande pas mal de réflexion. Ainsi, on pourrait se dire qu’au-delà du cliché, il y a bien une raison pour laquelle les écrivains boivent du café : c’est pour activer leurs petits neurones et pondre des histoires extraordinaires.

Seulement, l’abus de café n’est pas bon non plus… Il provoque une augmentation du risque cardiaque, vous donne envie de faire pipi (ce qui en soi n’est pas mauvais mais agit aussi sur les reins, le colon, etc), donne mauvaise haleine (surtout combiné à la cigarette, il faut être honnête :p), et modifie la tension (puisque provoque une hausse d’adrénaline). De plus, la caféine est considérée comme une drogue, car elle provoque une sensation de plaisir qui pousse à en consommer à nouveau, créant un comportement qui confine à l’addiction. Essayez de vous passer de tout produit contenant de la caféine pendant une semaine, vous constaterez que ça n’a rien de facile.

Donc, le café, c’est la vie ! Où en tout cas la caféine, que l’on retrouve aussi, comme vous le savez, dans le thé et le chocolat. 🙂 Ainsi, pour arriver à réfléchir encore plus, il faut aimer les bonnes choses ! Mais sans sombrer dans l’excès…

J’ajouterai également que le café, c’est culturel. Allez à la banque pour un rendez-vous important, on vous proposera un petit café. Allez signer des dédicaces de votre nouveau roman en librairie, on vous proposera un petit café. Allez à un rendez-vous avec un client, ou éditeur, il vous proposera « on va boire un café ? ». Allez voir un ami pour la première fois depuis longtemps, vous vous retrouverez autour d’un café.

Ce qui signifie que le commerce du café a une grande importance. Comme pour les vins, l’origine du café est essentielle pour déterminer sa qualité et son prix. Ainsi, un Bourbon pointu, originaire de la Réunion, coûte 459€/kg, soit trois fois plus que le Blue Mountain de Jamaïque. (Merci Wikipédia pour ces informations).

Et moi, j’adore le café. Tant pis si ça fait cliché. 🙂

Photo issue de : Tokyo Otaku Mode

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