Puisque la période des salons du livre commence sur des chapeaux de roues pour moi en ce beau mois de mars, je me devais de vous écrire un petit article sur le sujet. Cela me permet d’aborder une différence majeure entre autoédition et édition à compte d’éditeur : la promotion de votre livre.

L’autoédition apporte pas mal de flexibilité et de liberté, comme on le disait dans les articles précédents. Voici donc quelques conseils pour donner toutes les chances à votre roman dès le départ :

  1. En tant qu’auteur autoédité, vous n’aurez pas d’autre choix que de faire des salons, ce qui veut dire que vous devrez vous déplacer énormément pour rencontrer le succès. Cela nécessite un bon sens de l’organisation (un minimum… Si même moi, j’y suis arrivée, vous aussi vous pouvez le faire :p), et d’avoir le courage de prendre le train pendant parfois des heures (ou bien une voiture, ou bien un chauffeur) ;
  2. Sur les salons, cela se révélera peut-être difficile de faire votre place au milieu d’autres auteurs qui ont trois, quatre ou dix livres, là où vous démarrerez avec un seul titre (voire deux). Je vous conseille de vous associer à d’autres jeunes auteurs pour présenter une table plus fournie aux visiteurs de salon, quitte à se serrer comme des sardines. De plus, de cette manière, vous pourrez vous entraider également dans le contact avec les visiteurs ;
  3. Il vous faudra penser aux objets dérivés. Les gens adorent ce qui est gratuit ! Alors n’hésitez pas à mettre le paquet : marque-pages, cartes postales, pins, ex-libris offerts à l’achat du roman, posters,… (Rassurez-vous, cela diminuera un peu votre marge bénéficiaire, mais vous aurez d’autant plus de chances d’attirer l’œil) ;
  4. N’hésitez pas à faire appel à un graphiste professionnel pour votre couverture de roman : c’est la première chose que verront vos lecteurs, et il faudra donc qu’elle soit belle, attrayante ou intrigante. C’est cette image que vous déclinerez le plus souvent sur vos goodies, donc autant en être fier ;
  5. Pensez à développer une plateforme de promotion de votre roman : site, twitter, blog, page facebook,… Cela donnera de la visibilité à votre livre et c’est essentiel !
  6. Ne mêlez pas professionnel et privé. Je ne suis pas la seule à le dire, et certainement pas la seule à l’avoir fait non plus : ne poussez pas trop votre livre dans les mains de la famille et des amis. Déjà, la lecture ne plaît pas à tout le monde. Ensuite, chacun a ses propres goûts. Vos amis, s’ils n’ont pas le temps de vous lire ou n’ont simplement pas aimé, se sentiront certainement gênés vis-à-vis de vous, ce qui pourrait mettre une distance entre vous ;
  7. Votre page facebook ou votre site sont là pour fidéliser vos lecteurs, et peut-être en gagner quelques uns. S’il vous plaît, n’envoyez pas systématiquement le lien de votre page à tous vos amis/connaissances auteurs. N’invitez pas quelqu’un à qui vous n’avez jamais parlé à aimer votre page. Cela donnera une mauvaise image de vous (on est suffisamment d’auteurs à se plaindre de se faire agresser continuellement par des inconnus qui cherchent à glaner des likes par tous les moyens possibles. De plus, ça ne sert à rien d’avoir mille likes si seulement 50 personnes ont vraiment lu votre/vos livre/s) ;
  8. Si vous voulez gagner de la visibilité sur FB, vous pouvez toujours payer quelques euros pour une publication sponsorisée. Je connais beaucoup d’auteurs qui ont recours à cette méthode, et parfois ça paie ;
  9. Prenez votre temps ! N’espérez pas gagner 500 lecteurs en deux mois. Cela prendra du temps, mais ce n’est pas une mauvaise chose ;
  10. Fonctionnez par petits tirages (30 ou 50 exemplaires en fonction de votre succès et de votre présence en salon), cela vous permettra de réajuster le texte en cas de petites coquilles, de répétitions, etc. Aussi, n’hésitez pas à faire appel à un correcteur professionnel, même si ça coûte des sous !
  11. Enfin, et peut-être l’astuce la plus importante : faites-vous plaisir et restez ouvert à la critique. ❤

Je vous l’ai déjà dit, l’autoédition ne se choisit pas par dépit ou en attendant de trouver un éditeur. L’autoédition se choisit par conviction et motivation. Si vous n’allez pas au bout des choses, cela pourrait vous desservir plus qu’autre chose. Les bonnes places sont chères dans le monde de l’édition.

Cependant, rappelez-vous de mon expérience avec Paradoxes : même si le début fut un peu chaotique, je pense être arrivée aujourd’hui à un bon résultat qui me donne envie de tout mettre en oeuvre pour que mes romans autoédités fonctionnent encore mieux.

Quand on travaille en dehors du cadre, en autodidacte, il faut être prêt à accepter la critique et la remise en question…

Car le véritable échec n’est pas de se tromper, mais de renoncer.

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