CVT_Gardiens-des-Cites-perdues-tome-1_3225Gardiens des cités perdues #1

Shannon Messenger

bon divertissement

♦ Éditeur : PKJ ♦

♦ Nombre de pages : 492 ♦

 

Résumé :

Sophie est une jeune fille de 12 ans très brillante. Elle a sauté plusieurs classes et se retrouve déjà en dernière année de lycée. Les autres élèves ne l’apprécient pas vraiment, mais elle en a l’habitude, donc elle tente de rester discrète. Elle possède également une capacité un peu dérangeante : elle entend en permanence les pensées des gens autour d’elle. Imaginez le calvaire dans les lieux publics bondés ! Et le pire, ce sont les jeunes enfants, dont les esprits piaillent sans cesse et à une telle vitesse…
Un jour, tandis qu’elle visite un musée avec sa classe, elle garde ses écouteurs sur ses oreilles pour essayer de garder à distances les pensées de la foule qui occupe les lieux. Pas de chance pour elle, son professeur le prend assez mal. A cause de leur altercation, elle va se retrouver isolée de son groupe. C’est à ce moment qu’elle fait une rencontre surprenante : une jeune homme blond aux yeux bleus, âgé d’une quinzaine d’années, qui semble lui aussi entendre les pensées des autres… À partir de cette rencontre, sa vie va se retrouver complètement chamboulée : exploration d’un monde parallèle, complots politiques, secrets et mystères autour de son identité, nouvelle école et nouvelle famille…
Sophie est un aimant à ennuis, bien trop curieuse et maligne pour son propre bien, et surtout mêlée à un terrible complot.

Avis :

J’ai passé un moment de lecture agréable. Le roman est fluide, se lit vite, et pourtant recèle une vraie intrigue très intéressante. Je pense en revanche que j’étais un peu trop « mature » pour apprécier vraiment ma lecture.
Sophie est très jeune, et elle a beaucoup de malchance, certes, mais elle a aussi tous les pouvoirs possibles et imaginables. Plus l’histoire avance, plus elle nous dévoile de talents cachés. C’est tout à fait cohérent avec l’intrigue, mais ce genre d’histoire dans laquelle tous les enjeux reposent sur les épaules d’un seul protagoniste n’est plus trop ma tasse de thé, d’autant plus quand ce protagoniste est une Mary Sue. Sophie a toutes les qualités : déterminée, intelligente, courageuse, maligne, débrouillarde, forte, jolie… Et elle n’a que 12 ans ! Imaginez-la à l’âge adulte. Autant lui vouer un culte tout de suite. 🙂 Aussi, tout est très coloré et gentillet. Les personnages mal intentionnés se comptent sur les doigts d’une main. De nouveau, c’est cohérent avec les éléments de l’histoire mis en place, et ça semble logique dans l’univers, mais pour moi, cela manquait un peu de piment. Enfin, dernier point négatif à mon sens : tous les garçons qu’elle rencontre s’intéressent à elle, sont amoureux d’elle ou en tout cas ressentent une forte jalousie pour les autres garçons qui gravitent autour d’elle. Et les autres filles sont soit ses amies, soit jalouses d’elle. Ça donne par moment l’impression de lire un fantasme plus qu’autre chose, puisque tout est fait pour rendre l’héroïne de plus en plus intéressante et importante.
Cela n’a pas gâché mon plaisir à découvrir les plans machiavéliques des personnages cachés dans l’ombre au fil des révélations, et je pense que c’est un roman qui pourra plaire à de nombreuses adolescentes. 🙂

Jusqu-au-coeur-du-soleille cycle de l’élévation #1 – Jusqu’au cœur du soleil

David Brin

coup de cœur

♦ Éditeur : Milady ♦

♦ Nombre de pages : 479 ♦

Résumé :

Dans toutes les galaxies, les êtres humains seraient la seule race à s’être élevée au voyage spatial, sans l’aide d’une race patronne. Elle a d’ailleurs commencé à éduquer les dauphins et les chimpanzés à la sapience à travers des manipulations génétiques. Dans le système de fonctionnement de la société galactique, chaque race cliente doit obéissance à sa race patronne, ce qui crée un organigramme complexe d’alliances et de relations de servitude. L’humanité est pour le moment dégagée de tout contrat avec une race patronne, pourtant beaucoup de gens ne peuvent croire qu’il n’y ait eu personne pour les élever. Alors quand des scientifiques lancent le projet Sundiver et découvrent deux races vivant sur le Soleil, ils commencent à se demander si l’une des deux ne serait pas leur race patronne qui aurait décidé de les abandonner lâchement pour une raison mystérieuse, et de se réfugier dans l’astre solaire pour qu’on les y oublie.
Jacob Demwa, spécialisé jusqu’alors dans l’élévation des dauphins, se retrouve embarqué dans le projet Sundiver. Dans la base sur Mercure, il va rencontrer une florilège de personnages hauts en couleurs, dont les intentions sont d’abord très troubles par rapport à ce projet Sundiver. Car les enjeux au niveau galactique de cette découverte pourraient remettre bien des choses en question. De plus, l’humanité est considérée comme le jeune loup de l’univers, et il ne faudrait pas qu’elle se croie trop maligne par rapport à toutes les civilisations qui existent depuis des millénaires à travers les galaxies.

Avis :

J’ai vraiment adoré ce roman, car je l’ai trouvé surprenant à bien des niveaux. David brin est un astrophysicien, et cela se ressent dans sa façon de parler de l’espace. Quand on le lit, on a beau ne pas tout comprendre dans les subtilités de l’espace et du temps, on sait que David, lui, sait de quoi il parle. Mais il n’est pas seulement un bon scientifique. Il est aussi un excellent auteur, un très bon conteur, et un scénariste d’exception. Son histoire se tient de bout en bout. Elle tient le lecteur en haleine et le plonge sans presque aucune difficulté dans les enjeux et les subtilités de cette énorme structure intergalactique, comme si nous connaissions tous les Kanten, les Pilas, les Oris. L’univers semble extrêmement complexe et construit dans la tête de l’auteur, pourtant à aucun moment il n’embrouille le lecteur. Son récit est rempli de richesses et d’originalité. Le décalage par rapport aux technologies d’aujourd’hui (première publication en 1980) se ressent mais n’est pas dérangeant (tout comme dans la stratégie Ender de Card ou bien dans le Cycle du non-A de Van Vogt). L’histoire est aussi terriblement humaine et psychologique. Elle questionne sur des concepts et des notions avancées, sans en devenir inaccessible pour le lecteur lambda.

On sent malgré tout que c’est une traduction ,par moments. Certains paragraphes sont moins travaillés sur un plan littéraire, mais le niveau général est tellement bon que l’on passe outre sans sourciller. Aussi, je dois avouer n’avoir pas compris les comportements de l’un ou l’autre personnage, que je trouvais moins crédibles que les autres. Le docteur Martine est pour moi l’élément chaotique de l’histoire, car jamais un instant on ne peut croire comprendre ce qu’elle fait et pourquoi elle le fait. Est-ce fait exprès ou est-ce simplement parce que ce personnage a servi de ressort scénaristique ? Je ne saurais le dire. Il y avait aussi quelques passages un peu troubles au niveau de la succession des actions, mais rien qui gâche le plaisir de lecture.
Le récit est dense, le vocabulaire complexe, le scénario bien tordu, et surprenant jusqu’à la fin. Il fait donc définitivement partie de mes coups de cœur de cette année.

runelightRunemarks #2 – Runelight

Johanne M. Harris

coup de cœur

♦ Éditeur : Gollancz ♦

♦ Nombre de pages : 555 ♦

 

Résumé :

Le Ragnarok a déjà eu lieu plusieurs fois. Le monde et l’équilibre entre ordre et chaos n’ont rien d’éternel. Les deux forces opposées se disputent la suprématie sur tous les mondes depuis longtemps. Seulement, la dernière fois, Asgard est tombé et les dieux se sont retrouvés enfermés dans des aspects d’humains dotés d’une rune renversée. Trois ans plus tôt, au Bout du Monde, l’Ordre s’est fait piéger et s’est retrouvé terrassé. Tous ses membres sont morts. Durant ces aventures, Loki s’est attiré toutes les merdes du monde en essayant plus ou moins de sauver tout le monde en même temps qu’il sauvait sa peau. Le Général, Odin, avait pourtant un plan pour empêcher que le Destructeur ne sorte du monde d’En Bas, le monde du Chaos, et ne renverse l’ordre (qui n’est pas le même que l’Ordre ^^). C’est donc grâce à lui – et à son sacrifice – qu’ils purent arrêter Mimìr, et revenir à une paix toute relative.
Ce deuxième tome commence justement sur cette sorte de routine désagréable pour tout le monde – surtout pour les dieux qui exècrent leur nouvel aspect de manière plus ou moins virulente en fonction de leur niveau de malchance. L’ordre au Bout du Monde dans l’Université a disparu d’un coup à la fin du tome 1, laissant sa belle cité en proie au chaos. Maggie Reede, jeune femme dévouée à l’Ordre, n’en peut plus de voir son chez elle sombrer peu à peu dans cette misère, cette violence, ce chaos… Alors qu’elle pensait que la disparition des membres de l’Ordre aurait dû annoncer une nouvelle ère de paix et de prospérité.
C’est encore une fois une prophétie, annoncée par Ethel, le nouvel Aspect de l’épouse d’Odin, qui va déclencher toute l’histoire. « Au 12ème jour, au Bout du Monde, le peuple des hommes et le peuple du feu auront reconstruit la cité dans le ciel » dit en gros cette prophétie.
Comme d’habitude, elle semble irréalisable, tant aux dieux qu’à Maddy, la fille de Thor et porteuse d’une des nouvelles runes. Loki non plus n’y croit pas, c’est pourquoi il tente de fuir. Et pas qu’une seule fois. Pourtant, à nouveau, il a un rôle très important à jouer dans toute cette histoire. le Vieil Homme rôde quelque part, tandis que Mimìr, que l’on croyait disparu ourdit son plan de son côté, connaissant lui aussi la prophétie. Pour ces deux grands stratèges, tous les autres protagonistes ne sont que des pions sur un échiquier. Et chaque coup est anticipé, chaque action prévue, ou du moins envisagée. Le combat entre Ordre et Chaos n’est jamais tout à fait terminé.

Avis :

Runelight est un deuxième tome largement à la hauteur du premier. Je ne commenterai pas la qualité de l’écriture car je ne maîtrise pas assez l’anglais littéraire pour le juger, mais j’ai vraiment apprécié ma lecture de bout en bout. Je trouve que l’anglais permet un humour particulier, et l’auteure se sert intelligemment de sa langue pour faire des jeux de mots subtiles qui ont une vraie utilité dans l’histoire. Je sais que le premier roman « The Gospel of Loki » n’a pas rencontré le succès souhaité en français puisqu’il s’est retrouvé en arrêt de commercialisation l’année de sa publication. Une perte, pour le lectorat francophone. 😦
L’histoire est pleine de tonus, les chapitres sont courts, et le récit constamment plongé dans un dynamisme efficace. Malgré le grand nombre de personnages différents, on s’y retrouve facilement, en partie parce qu’ils font partie d’un panthéon que l’on connaît tous un minimum. Ils sont très attachants (surtout Loki car il a trop la classe même s’il se fait toujours piéger ❤ Chaos, chaooooos !), bien décrits et assaisonnés juste comme il faut.
J’ai trouvé que chaque élément avait, comme dans le premier tome, son sens et son importance. En tant que lecteur, on essaie de grappiller les miettes d’information, de décoder et d’anticiper, mais il est impossible de tout voir venir…  À la fin du récit, toutes les pièces du puzzle se mettent en place, rien n’est superflu, rien n’est gâché.  Je ne suis pas amatrice des histoires de prophéties car il arrive souvent que ce principe narratif soit mal exploité. Ici, l’auteure joue avec le lecteur jusqu’au bout ! Les phrases de la prophétie reviennent sans cesse au cours de l’histoire, de moins en moins vagues, de plus en plus évidentes, si bien que l’on se dit : « comment ne l’ai-je pas vu venir ? ».

En mars sort un nouvel opus dans cet univers, et j’ai hâte de le découvrir ! ❤ Si vous aimez les légendes nordiques, si vous aimez Loki, Thor, Odin et toute sa clique, et si vous aimez lire en anglais, alors je vous interdis de passer à côté de cette série !

necht2Le Nechtaànomicon, saison 2

Manon Elizabeth d’Ombremont

coup de cœur

♦ Éditeur : L’Ivre Book ♦

♦ Nombre de pages : 181 ♦

 

Résumé :

Dans ce deuxième opus des aventures sanglantes de Nechtaàn, Manon nous embarque dans une histoire très différente du premier tome, quoique restant dans la même veine. Ici, ce tome nous parle beaucoup plus des autres créatures qui évoluent autour de l’ar’narakhe. On en apprend plus sur Alek, sur la structure de la société vampirique, les enjeux politiques de sa présence à Parys, et le reste du bestiaire. Surtout, on rencontre un personnage particulier mais si attachant : Orianna d’Harcourt.
A la fin de la saison 1, sans vous dire ce qui est arrivé à notre chouchou favori (auquel je fais des offrandes tous les jours, je le promets), il se retrouve éjecté bien loin de sa bande de serviteurs. Sans lui, les choses changent bien plus vite que prévu. Les alliances se font et se défont, et les vraies intentions se révèlent.

Avis :

Je ne peux malheureusement vous en dire plus sans dévoiler des éléments essentiels à l’intrigue. Car Nechtaàn, c’est du concentré pur jus 100% distique puissance dix. Pas de temps mort, pas de temps de réflexion. De l’action qui s’enchaîne avec juste ce qu’il faut d’informations pour que le lecteur reste accroché jusqu’au bout, la bave au bord des lèvres. J’ai acheté ce livre dimanche, et j’ai eu terminé de le lire lundi soir, pour vous dire à quelle vitesse je l’ai dévoré.
J’ai beaucoup aimé la façon dont Manon développe son univers dans ce deuxième opus. Quand, dans le premier, elle nous faisait découvrir des pans de l’histoire sans avoir l’air d’y toucher, là elle enfonce la porte à coups de pieds, et nous donne juste envie d’en savoir plus, d’en avoir encore. Je suis sûre que c’est une ruse de Nechtaàn pour nous rendre accros à sa magnificence distique !
Ses personnages, quoique toujours survolés à cause du format court, gagnent en profondeur et en charisme. On sent qu’ils existent à part entière dans sa tête, et on veut en avoir plus à leur sujet. Surtout, j’ai adoré la façon dont les faiblesses des immortels sont explorées dans ce tome. La fragilité profonde d’Alek et celle tout aussi cachée de Nechtaàn les rendent vraiment très attachants.
Au niveau de l’écriture, Manon a gagné en maturité. Les petits défauts du premier tome s’estompent grandement et son style s’affirme. Ce deuxième tome est bien plus facile à lire, bien plus accessible, et tellement plus immersif que le premier. C’est plaisant de voir une auteure évoluer de cette façon. ^-^ Je reprocherais à cette saison 2 son caractère bien trop court ! Certains éléments auraient pu être développés plus largement. Du coup, j’attends vraiment et avec beaucoup d’enthousiasme de lire d’autres récits dans le même univers… ❤

the-dark-gates-of-terrorthe Dark Gates of Terror

Frederic Lyvins

bon divertissement

♦ Éditeur : Séma ♦

♦ Nombre de pages : 122 ♦

Résumé :

Dans ce recueil de nouvelles, Frederic Lyvins revisite les classiques des comics des magazines creepy and eerie, dans une ambiance glauque et gore à souhait. Le temps de ces six histoires courtes, laissez-vous embarquer aux quatre coins du monde, plongez dans les légendes horrifiques de tous les continents.

Avis :

Chaque petite histoire est agrémentée de magnifiques illustrations en noir et blanc, au début et à la fin. Ces images font de ce petit livre est vrai bijou pour les amateurs de comics old school.
J’ai dévoré le recueil en une soirée, et j’ai passé un excellent moment de lecture ! La plume de Frederic Lyvins respire l’habitude et la fluidité. Efficace, il va droit au but pour planter le décor rapidement et présenter les personnages de manière succincte. On sent dans son écriture qu’il maîtrise le format court.
Les histoires, quant à elles, sans être vraiment surprenantes car justement plutôt classiques, sont très variées, ce que j’ai trouvé très intéressant. Cela fait de ce recueil un bon moyen de découvrir les archétypes de la nouvelle horrifique classique, ou bien pour les amateurs, un chouette moment de retrouvailles avec ces univers et ces légendes bien connues.

Lectures en cours :

Le cycle de l’élévation #2 : Marée Stellaire – David Brin

Odyssées : l’intégrale des nouvelles – Arthur C. Clarke

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