Sans Âme, une aventure d’Alexia Tarabotti – Gail Carriger

 

♦ éditeur : J’ai Lu ♦

♦ traducteur : Sylvie Denis ♦

♦ nombre de pages : 425 ♦

♦ genre : urban fantasy ♦

agréable lecture

Les + :

  • récit rythmé
  • personnages forts et bien construits
  • véritable intrigue

Les – :

  • humour parfois mal dosé
  • petites faiblesses dans la traduction

Résumé :

Miss Alexia Tarabotti n’est pas une demoiselle comme les autres. Italienne, vieille fille et dénuée d’âme, elle peine à se faire oublier dans la haute société, préférant largement boire son thé en mangeant des gâteaux que de subir les regards de la noblesse.
Sa situation sociale un peu compliquée s’explique sans peine : en effet, le teint de porcelaine est bien plus prisé à Londres que sa peau d’Italienne colorée et ses épais cheveux noirs. Ses demi-sœurs ont donc toutes les chances d’être mariées et mères avant même qu’un homme de la haute envisage de faire la cour à cette chère Alexia.
Un jour, tandis qu’elle esquive la salle de bal pour prendre le thé dans la bibliothèque de ses hôtes, elle se fait agresser par un vampire très mal élevé, puisqu’il ne s’est même pas présenté avant de tenter de la mordre. Heureusement, c’est là que son absence d’âme constitue un avantage, puisque Alexia a pour particularité d’annuler les pouvoirs surnaturels d’un simple contact.
Mais la vraie question n’est pas de savoir comment Lord Maccon, directeur du BUR, arrive avant tout le monde dans la bibliothèque où le vampire gît, mort, au milieu de la porcelaine et des tartes, mais bien de savoir comment un vampire londonien pourrait tout ignorer des protocoles ! On ne mord pas une lady sans autorisation, c’est bien connu… Cet accident ne peut que cacher une affaire bien plus grave. Quelqu’un, à Londres, n’hésitera pas à semer le trouble dans la communauté surnaturelle, mais dans quel but ?

Avis :

Cette série me faisait de l’œil depuis quelque temps déjà. Jusqu’à présent, je n’avais pas vraiment trouvé mon bonheur dans l’urban fantasy, mais celle-ci me semblait différente des autres. Le contexte victorien servait d’argument supplémentaire à mon envie de succomber… Et finalement, c’est un couple d’amis qui me l’a offert pour Noël.
J’ai beaucoup aimé le caractère d’Alexia, que j’ai trouvé la plupart du temps cohérent avec son absence d’âme. Les personnages secondaire ne m’ont pas tous autant convaincus, mais certains sont vraiment inoubliables, tel que Lord Akeldama.
L’intrigue est bien construite et intéressante, ce qui change pas mal par rapport à d’autres romans d’urban fantasy que j’ai lus précédemment, où les enquêtes servaient juste d’excuse à créer des situations où la protagoniste principale aurait de beaux mâles à séduire et plus si affinités. Il y a une vraie histoire d’amour, un amour certes charnel mais aussi sincère, qui se développe entre Alexia et son loup-garou.
L’univers est aussi très cohérent dans son fonctionnement. Les contraintes auxquelles sont soumises les créatures surnaturelles paraissent logiques et réfléchies.
J’ai bien aimé l’humour omniprésent et très british, bien senti et toujours un peu piquant, même si parfois je trouvais que l’histoire manquait de sérieux à cause de ce côté potache. Cela dit, l’histoire se lit vite et bien, est agréable, et l’on ne reprochera à la traduction que quelques répétitions pénibles et l’une ou l’autre tournure de phrase un peu trop proche de l’anglais.

En conclusion, je suis très contente d’avoir découvert cette série, et je lirai très certainement la suite un jour, mais sans précipitation non plus. 🙂 Alexia Tarabotti ne laisse pas indifférent, c’est pourquoi il me faudra un petit temps avant de retourner vers ses aventures hautes en couleur.

 

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