Rivers of London (#1 the Peter Grant book series) – Ben Aaronovitch

♦ éditeur : Gollancz ♦

♦ nombre de pages : 390 ♦

♦ genre : urban fantasy ♦

coup de cœur

Les + :

  • Les personnages
  • les références culturelles
  • l’humour

Les – :

  • le côté un peu décousu du récit
  • un peu trop de références parfois

résumé :

Peter Grant est un jeune agent de police qui termine tout juste son stage au moment où commence l’histoire. Alors qu’il se trouvait en poste devant une scène de crime en pleine nuit, il fait la rencontre d’un fantôme qui dit avoir été témoin de l’assassinat s’étant produit à cet endroit. Peter est rêveur, mais analytique, aussi ne voit-il aucun problème à prendre la déposition du bonhomme. Sa curiosité un peu particulière va l’amener à croiser la route d’un inspecteur, mister Nightingale, et cette rencontre va changer le cours de sa vie. Tandis qu’il s’était résigné à finir à la case paperasse car ses supérieurs trouvaient qu’il lui manquait quelque chose pour travailler sur le terrain, il se retrouve à assister l’inspecteur Nightingale, qui n’est autre que le seul agent londonien travaillant sur les affaires surnaturelles
Peter Grant va aller de surprise en surprise à travers ce premier volume, apprenant autant sur le métier de détective que sur le monde surnaturel grouillant dans les veines de Londres.

avis :

Il y a quelques années déjà, j’avais vu cette série dans le rayon SF de ma librairie habituelle. Si le titre m’intriguait, en revanche la couverture ne me paraissait pas du tout accrocheuse. Quand on a autant de livres non lus que de livres lus à la maison, on hésite toujours avant d’acheter (enfin, on se donne bonne conscience en se disant qu’on l’achètera plus tard !). Et « plus tard » est arrivé quand j’ai vu que J’ai Lu avait repris les couvertures anglaises à l’occasion de la sortie du dernier tome. Cette fois, mmmh, comment résister ! Mais j’ai préféré l’acheter en anglais, du coup (logique, n’est-ce pas ? xD) !

J’ai adoré me plonger dans l’imaginaire de Ben Aaronovitch, pour ses personnages, son humour et sa créativité. En tant que lecteur, on peut être surpris, au départ, par la façon dont Peter Grant se laisse entraîner dans l’univers surnaturel. Bien qu’il se pose des questions, il n’oppose pas vraiment ce qui lui arrive au rationnel. Il l’accepte avec beaucoup de facilité, MAIS il ne va cesser de questionner son fonctionnement.
J’ai trouvé que cette approche avait quelque chose de très particulier. Le héros ne cherche jamais à se défaire de ses responsabilités, il ne nie pas l’existence de ce qu’il ne comprend pas, il cherche simplement à le comprendre. C’est ce qui fait la force de Peter, d’ailleurs, à travers tout ce récit. Sa capacité à interroger, à creuser et décortiquer. Même s’il n’est pas aussi observateur qu’il devrait l’être parfois. ^^ En bref, ce n’est pas un Sherlock mais plutôt un Watson charismatique.
Nightingale aussi mérite d’avoir sa petite heure de gloire ! Le mystère entoure ce personnage. D’où vient-il ? Qui est-il vraiment ? Quelle est l’étendue de ses connaissances ? Il incarne un peu le mentor par excellence, même s’il lui arrive (assez régulièrement) d’être pris en défaut par les questions de Peter.
J’ai beaucoup aimé cette première enquête. Au début, on a un peu le sentiment de se laisser embarquer dans tous les sens. Les premiers indices concrets reliant les affaires arrivent tard. On se doute que certains personnages apparaissant par la suite auront un rôle à jouer, ou serviront d’une manière ou d’une autre à la résolution de l’enquête, mais au départ, on ne voit pas du tout pourquoi ni comment.
En rapport avec la richesse du scénario, il y a bien entendu les connaissances encyclopédiques de l’auteur sur Londres. Il n’hésite pas à nous résumer l’histoire des lieux importants, dates à l’appui. Même si je n’ai rien retenu activement (soyons honnêtes) de ma lecture, j’ai trouvé que cela donnait vraiment une valeur ajoutée au récit. Le côté moins sympa, c’est que l’on risque de passer à côté de l’histoire si l’on ne connaît pas certaines références culturelles.
Enfin, l’humour british ! On retrouve dans Rivers of London tout le côté pince sans rire, collet monté, typiquement anglais. Les dialogues sont piquants et bien rédigés.
Seul bémol, la relation un peu fade entre Peter et Lesley… À voir ce que la suite réserve à ces deux personnages. 🙂
En conclusion, voilà le début d’une superbe saga qui ravira les amateurs de sorciers et de légendes, plein d’humour et de richesse culturelle. Un récit un peu échevelé, intelligent et loufoque. ❤

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