Scorpi #1 : ceux qui marchent dans les ombres

Roxane Dambre

♦ éditeur : Livre de Poche ♦

♦ nombre de pages : 451 (357 sans les nouvelles) ♦

♦ genre : urban fantasy ♦

agréable lecture

Les + :

  • facile à lire
  • l’humour

Les – :

  • scénario trop léger
  • contexte générique

Résumé :

Charlotte a 23 ans, elle vient de commencer son premier boulot de comptabilité après avoir galéré pendant huit mois au Pôle Emploi. Elle a donc la ferme intention d’y rester, même si ce n’est pas tous les jours évident. En effet, son supérieur, Thomas, a tendance à faire preuve d’un peu trop d’insistance avec elle. Au fur et à mesure des semaines, sa période d’essai devient un vrai calvaire, et au moment où commence l’histoire, elle n’en peut déjà plus du harcèlement constant qu’il lui impose. ce qui la fait tenir ? La perspective que d’ici quelques semaines, cette période touchera enfin à son terme. Elle passera alors en CDI et pourra remettre l’importun à sa place.
Un jour, en rentrant du travail, elle croise un enfant devant son immeuble. D’une façon assez surprenante, l’enfant prénommé Elias et elle vont devenir amis. Le gamin semble venir d’un monde étrange dont elle ne comprend pas les règles au départ. Car en effet, Elias n’est pas un garçon de dix ans comme les autres. Il est Elias Lesath, membre de la prestigieuse famille des Scorpi, créatures de l’ombre aux pouvoirs effrayants.
Tout aurait pu devenir bien compliqué pour la jeune humaine innocente, si elle ne s’était pas entichée du grand frère d’Elias, Adam. Ou est-ce l’inverse ?

Avis :

Scorpi est un roman léger, facile à lire, doté d’une écriture fluide et agréable, mais sans surprise. J’ai passé un bon moment de lecture en compagnie des personnages et je suis curieuse de voir où va l’auteure dans les tomes suivants, mais la fin de ce premier volet clôt très bien le récit tel quel. Bien entendu, il y a encore beaucoup de choses à savoir sur le monde de la nouvelle famille de Charlotte et sur son rôle à l’avenir, mais comme il n’y a pas de véritable intrigue dans ce premier volet, on peut très bien arrêter sa lecture là sans frustration.
J’ai eu l’impression de lire le genre d’histoires que je découvrais dans les fanfics il y a dix ans. L’héroïne est une fille assez simple et plutôt bonne poire, très gentille, douce et aimante. Elle est pas trop nulle en cuisine, va à la piscine avec ses copines et sait très bien s’occuper d’un gamin de dix ans. Puis soudain elle devient le centre de l’attention de plusieurs personnes, notamment du bel assassin un peu gauche mais tellement canon. À partir de là, on suit leurs aventures de chapitre en chapitre, avec un fil rouge qui est la relation se construisant entre elle et Adam, mais il n’y a pas d’énigme, pas de quête ni d’enquête, donc on se laisse porter de manière très passive.
Si j’ai aimé l’histoire et les personnages parce qu’ils sont tous attachants et drôles, j’ai trouvé que ça n’avait rien de crédible. La relation de l’assassin avec le flic, la façon dont le méchant agit pour leur nuire, la facilité déconcertante d’Adam à régler tout ça, le côté tellement conciliant de l’héroïne, l’absence totale de détails sur l’environnement des personnages ou l’aspect culturel des lieux. J’ai eu la sensation de lire un récit générique (ce qui ne m’a pas empêchée d’aller jusqu’au bout quand même).
En revanche, il y a un point que je trouve très positif : l’auteure aborde le sujet du harcèlement des femmes au travail, et elle le fait de façon subtile, qui sent le réel (c’était même la seule chose qui sentait le réel pour moi, le reste étant un peu trop fantasque et irrationnel ^^). Je salue cet effort, car il est dur de parler du harcèlement sans virer dans les clichés et l’exagération. En revanche, j’ai trouvé la conclusion de cette affaire plutôt triste pour l’héroïne, même si elle finit par avoir des gens de son côté, qui la croient (je n’en dis pas plus pour ne pas spoil). Je pense qu’il n’y a pas vraiment d’autre solution que celle amenée par l’auteure, malheureusement, et ça ne fait qu’accentuer l’importance de ce propos dans le récit.
En conclusion, c’est une bonne romance fantastique légère et amusante, prenante jusqu’au bout, qui ne nécessite pas forcément une suite mais pour laquelle on ne dira pas non.

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