Pour quelques grammes d’éternité – Philippe Dumont

♦ éditeur : Séma éditions ♦

♦ nombre de pages : 297 ♦

♦ genre : fantastique ♦

agréable lecture

les + :

  • facile à lire
  • addictif
  • l’intrigue

Les – :

  • manque de descriptions
  • la fin

Résumé :

Bruxelles, 1948, le commissaire Van Geluwe enquête sur l’apparent suicide d’un évêque. Celui-ci a été retrouvé pendu dans ses appartements de la cathédrale St-Michel-et-Gudule. Avant de mettre fin à ses jours, il s’est crevé les yeux avec un crucifix.

Van Geluwe n’arrive pas à croire à la théorie du suicide. Malgré l’absence de preuve formelle qu’il se trouve face à un meurtre, il va emmener l’inspecteur Verplast dans une enquête entre le milieu ecclésiastique et la haute société belge, plus précisément un cercle de riches collectionneurs, les Amis du Temps, afin de découvrir le motif du suicide ou de mettre la main sur celui qui aurait fait passer la mort de l’évêque pour tel.

Avis :

Il y a longtemps que j’ai arrêté de lire les quatrièmes de couvertures pour me décider de l’achat d’un livre. Souvent, je trouve que le résumé dévoile des informations cruciales ou n’est pas du tout représentatif de l’univers. Pour choisir ce roman, j’ai donc décidé de me fier à mon instinct de lectrice. La couverture recelait quelque chose de suffisamment intrigant, sans compter le titre. Quelle pouvait donc être cette histoire qui mêlerait l’image d’un prêtre et le poids de l’éternité ? L’ayant déjà repéré sur les réseaux avant sa sortie, je l’ai directement acheté à Mon’s Livre 2017 (avec en prime une dédicace de l’auteur ^^). Je l’ai sorti plus tardivement de ma PAL (qui, vous le savez, déborde déjà :p) et je l’ai dévoré en quelques sessions de lecture intensive.

Le roman se lit rapidement et de manière fluide. Les descriptions sont courtes et efficaces, tandis que les dialogues se déroulent à un rythme effréné. C’est d’ailleurs un des reproches que je ferai à ce roman qui, du reste, m’a vraiment plu : l’absence de description dans les dialogues donne une impression constante d’être essoufflé. L’auteur ne nous offre pas l’occasion de découvrir les expressions et intonations des personnages. Dans leurs échanges verbaux, on dirait que tout se passe sans interruption, comme sur un court de tennis. Pas d’hésitation, pas de regards fuyants, pas de main agitée, pas de soupir agacé. Ce qui, selon moi, a son importance dans un roman policier.

Est-ce que Pour Quelques Grammes d’Éternité est un roman policier ? Selon moi, non, même si le protagoniste principal est commissaire, et même s’il y a pas mal de détails sur le fonctionnement de la police belge à l’époque. Il y a bien entendu intrigue et mystère, il y a bien entendu enquête et questions.

Pour moi, c’est plutôt un roman fantastique. On se pose beaucoup de questions au fil de la lecture, ce qui nous amène à tourner les pages de manière compulsive. Dans le dernier quart du livre, on a presque des sueurs froides lors de quelques scènes. Et puis vient la fin. Je dois admettre que j’ai ressenti une frustration énorme en lisant les dernières phrases. Je ne vous dirai bien entendu pas de quoi il retourne, mais j’ai clairement mal vécu ce dernier chapitre.

Dans les points positifs, je mentionnerai le côté très agréable de lire un récit qui se passe à Bruxelles, pour changer. L’utilisation des belgicismes assumée m’a vraiment beaucoup plu, autant que la mention des lieux que je connais depuis toujours (j’ai fait ma confirmation à la cathédrale Saint-Michel-et-Gudule). Aussi, les personnages sont très bien caractérisés, de sorte que dans les dialogues, on ne se perd jamais entre les interlocuteurs.

En résumé, Pour Quelques Grammes d’Éternité a pour lui quelques particularités qui le rendent vraiment qualitatif : le contexte belge bien présent, l’ambiance générale du récit, les personnages bien pensés. Ce fut une lecture agréable, que je recommande aux amateurs de fantastique.

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