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Informations générales :

Persona 5 est un jeu PlayStation 4, réalisé par le studio japonais Atlus et sorti le 4 avril 2017. C’est le cinquième opus d’une saga inspirée de Shin Megami Tensei (Atlus aussi), et dont seul le précédent, Persona 4, a atteint l’Europe sur la PlayStation Vita. Si vous êtes curieux de découvrir l’univers graphique du jeu, voilà un trailer !

Je tiens à préciser que je n’ai joué à aucun des précédents jeux de la saga (ni à Shin Megami Tensei), même si celui-ci m’a vraiment donné envie de découvrir son histoire et son évolution.

J’ai précommandé la boîte en métal (qui a trop la classe !) car mon dealer habituel de jeux m’avait signalé qu’il ne serait pas si facile à trouver, et encore moins d’occasion (public de niche oblige… Ce genre de perle, ça se conserve).

Le prochain Shin Megami Tensei sortira visiblement sur Switch (ça tombe bien, j’ai aussi cette console :p). Voici le premier trailer officiel.

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Wallpaper de seraharcana (DeviantArt)

Résumé de l’histoire :

Persona 5 appartient à la catégorie des JRPG. C’est donc un jeu très narratif basé sur l’évolution de vos personnages, au style visuel et à la réalisation parfaitement japonais (style manga et se passant au Japon).

Vous incarnez un jeune lycéen en dernière année. Calme et discret de nature, vous allez avoir la bonne (mauvaise) idée, un soir en rentrant de l’école, d’intervenir lors d’une agression dans la rue. Manque de chance pour vous, l’individu s’avère assez puissant pour vous faire accuser d’agression contre lui… Injuste, n’est-ce pas ? Après un procès tout ce qu’il y a de non équitable, vous êtes placé sous la garde d’un tuteur, en liberté conditionnelle pour un an. Vous ne pouvez donc pas vous faire remarquer par la police, car cela vous vaudrait de rejoindre un centre de redressement… Cette année ne vous laissera pas indemne, croyez-moi.

Dans votre nouvelle école, vous vous rendez vite compte qu’il y a quelque chose d’anormal avec le prof de sport. Il semble particulièrement dur dans ses entraînements avec les équipes sportives, afin qu’elles obtiennent les meilleurs résultats aux championnats. Sans compter qu’il drague allègrement la jeune Ann Takamaki, modèle venue d’Amérique aux longs cheveux blonds. Jusqu’ici, toute cette histoire paraît très réaliste.

C’est à l’école que votre vie finit par basculer le jour où vous pénétrez par hasard dans le Metaverse et faites la rencontre de votre premier allié, Mona, un chat qui parle !

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Vous allez avoir pour objectif de voler les désirs distordus des gens pour leur faire admettre publiquement leurs péchés. Mais si vous êtes relativement unique, d’autres personnes ont comme vous le pouvoir d’accéder au Metaverse. Seront-ils vos alliés ? Parviendrez-vous a débarrasser le Japon de ce mal qui le ronge jusque dans ses racines ? Obtiendrez-vous justice dans un monde où police et politique sont corrompus jusqu’à la moelle, où les puissants peuvent écraser les faibles en toute impunité ?

Je tiens à mentionner un fait important : si l’histoire plonge dans la fantaisie totale avec son monde parallèle, les pouvoirs, les donjons et les monstres à combattre, les faits se passant dans le monde réel sont troublants de réalisme… Car ils sont inspirés de faits réels ! Les malversations, complots politiques, assassinats, vols d’œuvres et autres se sont réellement produits au Japon. Quand on sait ça, l’histoire prend tout de suite une autre dimension… 😉

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Un petit combat, ça vous dit ?

Gameplay :

Le début est vraiment lent… Je vous préviens tout de suite, si vous avez l’intention d’y jouer et que vous êtes un puriste du Japon, téléchargez d’abord le DLC des voix japonaises, avant de lancer votre partie. Sinon, vous serez – comme moi – condamné à subir le jeu en anglais. Les voix en VA ne sont pas dérangeants contrairement à d’autres jeux (pas d’accents totalement chelous), en revanche on perd une partie du charme à ne pas le jouer en VO, je trouve. 🙂

Donc, un début très lent, avec des cinématiques et beaucoup de dialogues. Par contre, ce qui m’a beaucoup plu, c’est que l’on vit d’abord une étape assez éloignée dans la trame narrative. On va donc se plonger dans les « souvenirs » de notre personnage, ce qui nous donnera certains indices par rapport aux événements à venir.

L’histoire est un peu traitée comme un thriller. Il y a une enquête à résoudre derrière toutes nos actions, et nous découvrirons toute une série d’éléments nous renseignant sur le pourquoi de cette première scène au fil de l’histoire. Il faudra être très attentif aux dialogues.

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Quel endroit sympathique pour se reposer après les cours.

Car dans ce jeu, le relationnel entre vos personnages est essentiel ! Liez-vous d’amitié avec vos compagnons de donjons, mais ne négligez pas les personnages secondaires ! Objets spéciaux, actions uniques, remises dans les magasins, quêtes annexes, voilà le genre de choses que vous pourrez obtenir en valorisant vos amis. Je vais vous donner un autre truc, si vous désirez y jouer vous-même : ne perdez pas de temps ! Ne faites pas d’action qui nous vous permette pas d’obtenir un profit immédiat (car dans ce cas, c’est souvent un coup dans l’eau, et donc du temps perdu !).

Un peu à la manière des jeux de la série « Atelier« , vous allez devoir gérer votre agenda au quotidien. Chaque jour qui passera vous rapprochera de la date butoir de la mission en cours. Vous aurez tout le temps l’impression qu’on vous met la pression. Et c’est le cas ! Il faudra trouver un équilibre entre actions essentielles et actions superflues… Sans compter que même vos loisirs vous seront utiles !

En effet, vous allez pouvoir faire évoluer votre intelligence, votre charme, votre gentillesse, etc. Ces traits de caractère débloqueront aussi des actions avec certains autres personnages et feront avancer les histoires secondaires.

Il y a donc d’une part la partie sociale du jeu, la vie dans le monde réel et les relations, et d’autre part, il y a les donjons.

Dans le Metaverse, vous allez pénétrer dans des palaces, des endroits appartenant à l’espace cognitif des personnes aux désirs distordus. Dans ces donjons, vous combattrez des ombres, qui sont l’expression de la vision qu’a la personne déviante des autres humains, dans des combats au tour par tour à l’ancienne. Ces ombres seront en réalité des Personas que vous pourrez capturer et faire évoluer en les fusionnant (important si vous voulez platiner le jeu :p). Chaque persona a ses forces et ses faiblesses. Vous vous doutez qu’il sera important de bien les connaître.

Comme dans Shin Megami Tensei, vous pourrez capturer ces Personas en discutant avec elles plutôt qu’en les attaquant.

Enfin, arrivés au bout du donjon (en deux ou trois runs en général), vous pourrez voler le désir distordu du maître du palace. Celui-ci aura donc un « change of heart » qui le poussera à ouvrir les yeux sur les horreurs qu’il a commises.

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Un jeu qu’il est beau…

Mon avis :

Persona 5 constitue certainement ma meilleure expérience de JRPG depuis FF7. J’ai découvert un jeu compulsif, riche, fascinant, passionnant, plein de réflexions sur la société et l’humain. L’équipe de personnages charismatiques m’a complètement absorbée dans son histoire, ses relations, ses difficultés.

J’ai mis environ 100 heures pour finir le jeu en mode facile, mais je suis bien loin d’avoir récupéré tous les succès.

J’avoue que j’ai lancé le jeu en mode facile pour profiter totalement de l’histoire. Je n’ai donc eu quasiment aucune difficulté dans les combats, si ce n’est à quelques exceptions près, car je n’avais pas pensé aux affinités et faiblesses des monstres (et que je n’ai jamais réussi à utiliser les boosts et malus de façon intelligente xD). J’ai parfois perdu de vue les points d’esprit (qui permettent de lancer les sorts) de mes personnages, ce qui m’a fait perdre quelques combats très bêtement. La force brute ne fonctionne vraiment pas, parfois. Je trouve qu’il y a vraiment du challenge pour trouver le bon équilibre entre farming et efficacité. L’avantage du mode facile, c’est que l’on ne doit pas s’obliger, justement, à des moments de farm pour compenser l’évolution naturelle de la difficulté du jeu. On peut avancer « les yeux fermés » (pas trop quand même, sinon on risque de louper des trucs :p).

Quand je reprendrai la nouvelle partie en mode game+ (le jeu repris depuis le début mais avec les niveaux de la partie précédente et quelques avantages hérités), je compte bien monter la difficulté pour profiter totalement de l’expérience. 🙂

J’ai trouvé certains passages un peu longs, mais j’aurais quand même été partante pour quelques arcs narratifs en plus ! Le jeu n’a cessé de me surprendre, surtout dans les vingt dernières heures.

J’aimerais vous en dire plus sur l’amour que je porte aux personnages, à l’univers, à sa richesse et à toutes les émotions que j’ai vécues au cours de cette centaine d’heures de jeu, mais si vous avez du temps à y consacrer, je vous conseillerai plutôt de vous lancer dans l’aventure. Vous ne pourrez pas le regretter. ❤

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