Sans nouvelles

Graham Masterton, Marine Stengel, Geoffrey Claustriaux, Christelle Colpaert Soufflet, Hélène Duc, Alexys Méan

♦ éditeur : Livr’s éditions ♦

♦ nombre de pages : 248 ♦

♦ genre : nouvelles fantastiques ♦

agréable lecture

Les + :

  • des styles très différents

Les – :

  • la différence de qualité entre les textes

Résumé :

La disparition constitue l’un des thèmes récurrents de la littérature fantastique ou horrifique, grâce à son caractère déstabilisant, effrayant. Ce que l’on ne sait pas ne devrait pas nous faire de mal, pourtant l’ignorance cause parfois autant de dégâts que la quête de la vérité. À travers les nouvelles de ce recueil, découvrez les univers sombres et envoûtants de six auteurs qui vous offrent leur vision cauchemardesque de la disparition. Laissez-vous emporter par le tourbillon mystérieux d’histoires tantôt tristes, tantôt pleines d’espoir. Assistez à des fins heureuses, des fins cruelles ou des fins qui n’en sont pas. Cherchez les monstres dans le placard ou détournez votre regard. Mais si vous poussez la porte qui cache les ténèbres, vous ne pourrez plus revenir en arrière. Vous vous demanderez ce que vous auriez fait, à leur place. Auriez-vous disparu dans l’ombre?

Avis :

Le recueil de nouvelles est une tradition chez Livr’s, puisque Sans Nouvelles est le troisième paru en trois ans. Le thème de cette édition n’est autre que la disparition – d’où le titre, sans nouvelles. Chaque auteur aborde le sujet à sa manière, dans des univers plus ou moins réalistes.

Certaines nouvelles m’ont beaucoup plus intéressée que d’autres. En premier lieu, celle de Graham Masterton, que j’ai trouvée pleine de subtilité et de richesse. Cette lecture m’aura donné bien envie de découvrir ses romans, d’autant plus après la conversation que nous avons eue lui et moi durant la foire du livre de Bruxelles de cette année ! En tout cas, aucun doute, il n’a pas usurpé son titre de maître de l’horreur ! Son récit possède un caractère entre l’angoisse et le merveilleux, un peu à la manière du roman Coraline, de Neil Gaiman.

La deuxième nouvelle que j’ai le plus aimée est sans hésitation celle d’Alexys Méan. J’ai beaucoup apprécié la richesse de son vocabulaire, le génie de ses tournures de phrases, l’ambiance posée, la tension narrative. On ressent dans son écriture un grand travail. Le sujet choisi m’a laissée imaginer plein de choses, mais certainement pas la fin que nous offre Alexys ! J’ai l’espoir d’avoir l’occasion de lire d’autres œuvres écrites de sa main.

Pour les autres, j’ai beaucoup apprécié leur diversité, autant au niveau des idées que de la narration.

Je trouve en revanche que deux nouvelles diminuent le niveau général – autrement excellent – du recueil. La boîte, de Marine Stengel, m’a fait l’effet d’un résumé, d’un début ou une fin de roman. Les idées présentes possèdent un certain intérêt, mais la façon dont elles sont abordées les rend, à mon sens, un brin trop légères. Je trouvé également que la nouvelle d’Hélène Duc manque d’originalité et de travail, bien que l’auteure possède une bonne plume, agréable à lire.

Malgré tout, ce qui m’a plu dans chacun des textes, c’était la grande diversité des idées, ainsi que leurs fins, toutes plutôt inattendues.

Si vous aimez découvrir de nouveaux auteurs, goûter à des types d’écriture très différents, voyager dans toutes sortes d’univers, je vous conseille ce recueil ! Vous frissonnerez certainement, et n’est-ce pas là ce que l’on attend d’une nouvelle horrifique ?

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