123 zombies

1, 2, 3… Zombies !

Bertrand Crapez

♦ éditeur : Livr’s ♦

♦ nombre de pages : 176 ♦

♦ genre : apocalypse zombie ♦

coup de cœur

les + :

  • la satire
  • le dynamisme

les – :

  • manque de descriptions

Résumé :

Au commencement était une eau spéciale, née au fond d’une éprouvette, dans un village perdu du Jura. Si bleue… Si belle… Ce jour-là, personne ne chanta « Il est né le divin enfant ». Pourtant, elle allait changer le monde… Maligne et pleine de ressources, elle se lia d’amitié : à un lapin d’abord, puis une grenouille, un hamster, une salade, une gourde Spiderman dans un avion, un bébé dans le ventre de sa maman, une factrice, un chauffeur de bus, un maître d’école, une jeune mariée, un robot… Bref, sa notoriété passa très vite les frontières pour devenir mondiale ! Comme toute star, il lui fallait un pseudo à la hauteur de son talent : My name is Zomb. Water Zomb ! « 1.2.3… zombies ! » vous montrera plusieurs chemins, et tous apporteront des réponses. Mais êtes-vous prêts à les entendre ? Aurez-vous assez de tripes pour voir celles de vos congénères ? Pire : saurez-vous assumer de rire du malheur des autres ? Vous allez découvrir que les zombies ne sont pas les êtres les plus effrayants. Non. Les vivants vous feront froid dans le dos, à leur manière…

Avis :

1, 2, 3… Zombies ! est un roman atypique. Si vous avez déjà lu d’autres chroniques à son sujet, vous l’aurez forcément compris. :p

Je ne suis pas une grande fan des zombies, si ce n’est à la télé parfois. J’ai toujours eu beaucoup de mal avec ce sujet exploité en roman. Je n’aurais peut-être pas lu la satire de Bertrand Crapez si je n’avais pas eu le texte entre les mains pour des raisons professionnelles avant sa sortie.

Eh bien, croyez-moi, si je ne l’avais pas lu, j’aurais vraiment raté quelque chose !

Le livre s’articule sous forme de recueil de nouvelles. Dans chacune d’entre elles, on rencontre certains personnages qui tentent de combattre l’épidémie de manière plus ou moins habile et parfois d’autres qui en sont simplement les victimes. Enfin… Victimes, c’est un grand mot !

La succession de nouvelles permet de comprendre l’évolution de la situation selon une chronologie relativement linéaire. Chaque chapitre explique un nouvel incident, derrière lequel se cache à chaque fois une critique de notre société actuelle, de l’humain. Incisive. Presque acide, en fait. Si, au début, j’avais peur que l’auteur tombe dans le gore gratuit ou le déjà-vu, j’ai très vite repéré qu’il y avait beaucoup plus de profondeur au texte.

Et très vite, je me suis mise à rire pendant ma lecture. Le texte est bourré de références, dont certaines que je suis sûre d’avoir loupées (n’est-ce pas, Bertrand ? :p), et les personnages sont aussi génialement construits que l’ensemble du texte. Tous apparaissent à la fois terriblement parodiques et pourtant tellement réels. En fin de compte, je me suis retrouvée à être totalement du côté de la Water Zomb, la vraie héroïne de ce récit.

Le style de l’auteur est fluide et riche. Son écriture vous emportera au fil de son récit effréné. Pour mes goûts, en revanche, cela manquait un peu de description, surtout au début. J’ai craint que toute l’histoire soit narrée sous forme de dialogues (ce que je trouve dommage quand on exploite un format roman, plutôt que film ou théâtre), mais heureusement, ce ne fut pas tout à fait le cas. 🙂

Mais ce qui est sûr, c’est qu’en refermant ce livre, vous ne serez plus la même personne…

Un petit mot sur la couverture : elle retranscrit parfaitement l’ambiance du récit ! Le contraste entre le quotidien et l’horreur, le décalage entre la gravité des événements et le comportement des personnages. Le titre jaune vous rappelle que ce livre a aussi pour but de vous faire rire… jaune, justement. :3

En conclusion, 1, 2, 3… Zombies ! fut une excellente surprise, depuis la construction du récit jusqu’aux personnages en passant par l’écriture bourrée de références. Que vous aimiez les zombies ou non, vous aurez vraiment tout à gagner en découvrant le texte de Bertrand Crapez. Un auteur que je garde dans mon viseur, assurément. 😀

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