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Le Dieu Oiseau

Aurélie Wellenstein

éditeur : Scrineo

nombre de pages : 333

genre : dark fantasy (YA)

agréable lecture

Points positifs :

  • se lit vite
  • style fluide

Points négatifs :

  • manque de profondeur

Résumé :

Une île. Dix clans. Tous les dix ans, une compétition détermine quel clan va dominer l’île pour la décennie à venir. Les perdants subiront la tradition du « banquet » : une journée d’orgie où les vainqueurs peuvent réduire en esclavage, tuer, violer, et même dévorer leurs adversaires.

Il y a dix ans, Faolan a assisté au massacre de sa famille. Sauvé par le fils du chef victorieux, Torok, il est depuis son esclave et doit subir ses fantaisies perverses.

Enfin, la nouvelle compétition est sur le point de commencer. L’occasion pour Faolan de prendre sa revanche.

Sa vengeance aura-t-elle le goût du sang ?

Avis :

Dès sa sortie, ce livre m’a fait de l’œil. La couverture traduit une ambiance sombre et oppressante, mais en même temps magique, addictive. J’ai donc bien vite cédé à l’appel du Dieu Oiseau, pour me plonger immédiatement dans ce récit.

J’ai mis du temps à écrire la chronique (j’ai pris du retard au cours de ces dernières semaines, surtout par manque de temps, mais je me rattraperai ! :p), donc je risque forcément d’oublier quelques détails. Malgré tout, ce livre a laissé une marque indélébile, même s’il m’a un peu déçue sur un point.

D’abord, parlons du positif. Aurélie Wellenstein a une plume ensorcelante. Elle nous piège dans les mots de son protagoniste, Faolan. Ce jeune esclave surprend le lecteur par sa force de caractère. Certes, Torok semble l’avoir brisé, mais pas assez pour qu’il n’essaie même pas de regagner son honneur lors de la compétition.

Les dialogues entre les deux jeunes hommes sonnent la plupart du temps plutôt vrais. Le caractère de Torok, pourtant, cache quelque chose d’étrange, au début. Il a l’air de se réjouir à l’idée que Faolan croie qu’il pourrait gagner les sélections, survivre jusqu’à trouver l’œuf du Dieu Oiseau. J’ai trouvé le personnage de Torok tellement fascinant que j’aurais voulu en apprendre plus sur lui. ^^

Leur relation plus qu’étrange occupe une grande partie du récit. Puisque l’histoire nous est racontée en je, on n’a pas vraiment l’occasion de découvrir le reste de l’île ou les autres personnages.

La compétition se charge de remplir le reste du livre. Et c’est là que j’avoue avoir été un peu déçue. Je suis restée sur ma faim, parce que l’univers sombre et riche promettait énormément, mais en fin de compte, l’histoire de Faolan est avant tout une espèce d’Hunger Games dans un contexte fantasy.

Ça n’enlève pas grand-chose à la qualité du texte, soyons honnête. L’ambiance oppressante demeure tout au long du récit. Mais j’avoue avoir espéré plus de profondeur, autant dans la relation entre Faolan et Torok que dans l’exploitation de cet univers sombre et déviant.

En conclusion, j’ai apprécié de découvrir la plume d’Aurélie Wellenstein et je n’hésiterai pas à me plonger dans ses autres récits. Je reconnais les qualités de ce texte, la relation entre Torok et Faolan, le côté sombre et décadent, l’horreur de certaines scènes. Pour autant, je pense que j’attendais autre chose de cette histoire, et que mon désir n’a pas été comblé. Peut-être que je trouverai mon bonheur dans un de ses autres romans ? 😀

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