Irezumi

Akimitsu Takagi

Éditeur : folio noir

Nombre de pages : 336

Genre : policier

coup de cœur

Points positifs :

*le scénario

*les légendes au cœur du recit

Points négatifs :

*

Résumé :

Tokyo, été 1947. Dans une salle de bains fermée à clef, on retrouve les membres d’une femme assassinée. Son buste – lequel était recouvert d’un magnifique irezumi, ce célèbre tatouage intégral pratiqué par les yakuzas qui transforme tout corps en œuvre d’art vivante – a disparu. Le cadavre est découvert par deux admirateurs de la victime : un professeur collectionneur de peaux tatouées et le naïf et amoureux Kenzô Matsushita. La police a deux autres meurtres sur les bras : le frère de la première victime, dont le corps était lui aussi recouvert d’un irezumi, retrouvé mort et écorché, et l’amant jaloux de la jeune femme, tué d’une balle dans la tête. Frustré par leur incapacité à résoudre ces affaires, Matsushita appelle à la rescousse Kyôsuke Kamisu, dit « le Génie ». Seul ce surdoué charismatique et élégant peut démasquer le psychopathe arracheur de tatouages. Paru en 1948 au Japon, vendu à plus de 10 millions d’exemplaires, Irezumi est véritable classique du polar nippon.

Avis :

Depuis sa sortie en grand format, ce livre me faisait de l’œil. Donc quand je l’ai vu en poche, je n’ai pas hésité un instant, je l’ai pris en même temps que Hong Kong noir (que je vous chroniquerai bientôt aussi)!

Irezumi est un récit fascinant, même si le narrateur, au centre de l’histoire, a une voix, un rôle, un peu faible. L’auteur nous plonge dans un milieu fascinant au cœur d’une culture si différente de la nôtre.

Au départ, on découvre tous les protagonistes, dont la plupart apparaissent lors d’une réunion du tatouage, un rassemblement où hommes et femmes tatoués peuvent concourir pour le prix du plus beau tatouage. On rencontre alors une femme possédant sur son dos la représentation d’Orochimaru, le sorcier aux serpents.
Cette référence fera sûrement sourire les fans de Naruto. ^^ Le thème de son tatouage associé à sa grande beauté et au talent de son tatoueur, reconnaissable entre tous pour les artistes du milieu, va très vite faire des vagues.

Pendant la première moitié du roman, les protagonistes sont ballotés par le tueur, qui laisse une scène de meurtre en chambre close et une traînée d’indices qui n’ont pas de sens pour la police.

Arrive alors le personnage que l’on attendait depuis le début, le vrai détective ! Kyôsuke est plus ou moins ce qu’on appelle un « armchair detective », c’est à dire qu’il va résoudre l’enquête sans avoir vu la scène de crime. Grâce à son sens de la déduction, il parviendra à recréer la chronologie des événements pour démasquer l’assassin.

Arrivée à la fin du récit, j’ai salué la maîtrise de l’auteur, car si j’avais entrevu une partie de la résolution, j’ai malgré tout eu une sacrée surprise. Les personnages sont subtils et bien construits. L’intrigue, menée de main de maître, reste concentrée sur le monde du tatouage, et plus précisément ses interdits et superstitions, dont la malédiction des trois sorciers.

La traduction est fluide et agréable à lire,ce qui est un point positif non négligeable.

En conclusion, Irezumi est un très bon roman policier qui mêle une enquête riche et des personnages bien construits. Il traite de la culture japonaise d’une manière intéressante et joue avec les superstitions. Si vous aimez l’univers du tatouage, les vieilles légendes ou la culture japonaise, ce livre est fait pour vous !

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